Méthode

Pourquoi un ancien chirurgien audite les frais des praticiens

Laurent Blasco, ancien chirurgien orthopédique, fondateur de Plan de Vol

J’ai été chirurgien orthopédique. Si j’audite aujourd’hui les frais des contrats d’épargne des praticiens, c’est pour une raison simple : on ne décide bien que ce qu’on a d’abord examiné, et dans un contrat, les frais sont la seule chose qui soit vraiment certaine. Cet article répond aux trois questions que pose ce titre : pourquoi les frais, pourquoi les praticiens, pourquoi l’examen est offert.

Un chirurgien ne décide pas sans examen

Au bloc, on apprend une chose qui ne m’a jamais quitté : décider sous incertitude, avec une méthode, dans un ordre qui ne s’improvise pas. On n’agit pas sans plan. On ne planifie pas sans décision. On ne décide pas sans savoir ce qu’on cherche. Aucun geste ne précède l’examen qui le justifie.

Cette discipline ne s’arrête pas à la porte du bloc. Une carrière de médecin produit du capital, souvent beaucoup, et ce capital appelle les mêmes égards : un examen avant la décision, une décision avant l’action. Pourtant, la plupart des contrats d’épargne se signent dans l’ordre inverse. On verse, on souscrit, on arbitre, et l’examen n’a jamais lieu. L’Audit de frais est cet examen, appliqué à votre argent.

Pourquoi les frais, et pas la performance

Dans un contrat d’épargne, presque tout est incertain. Le rendement de demain est une hypothèse. La performance passée est un récit, vrai, mais qui n’engage personne sur la suite. Une seule ligne est écrite d’avance et sera prélevée quoi qu’il arrive, que le marché monte ou qu’il baisse : les frais.

C’est pour cela que je commence par eux. La performance est une promesse ; les frais sont un engagement. On ne bâtit pas une décision sur une promesse, on la bâtit sur ce qui est certain. Et les frais sont le seul paramètre d’un contrat dont vous connaissez la valeur avant même de signer.

Leur poids se voit mal parce qu’il se compte sur la durée. Sur vingt ou trente ans, ce sont des centaines de milliers d’euros qui ne reviennent pas chez vous, voire des millions pour les plus fortes capacités d’épargne. Je démonte le calcul pas à pas dans un article dédié aux intérêts composés. 1 % de frais par an n’a l’air de rien ; multiplié par vingt ou trente ans d’intérêts composés, il déplace des sommes qui changent une fin de carrière.

Reste une question qui gêne : si ces frais pèsent autant, pourquoi personne ne les chiffre devant vous ? La réponse n’a rien d’un procès. Celui qui vous vend un contrat est rémunéré, en partie, par une part de ce qu’il vous coûte. Ce n’est pas une faute, c’est ainsi que la distribution est bâtie. Simplement, celui dont le métier est de placer un produit n’a aucune raison de faire, à votre place, l’addition de ce qu’il prélèvera sur trente ans. Cette addition, personne ne la pose pour vous. C’est le vide que Plan de Vol occupe.

Pourquoi les praticiens

Parce que c’est le monde d’où je viens. J’ai porté la blouse, connu les gardes, la fatigue, le temps que ce métier prend et celui qu’il ne rend jamais. Quand un praticien me parle, je n’ai pas à imaginer sa vie : je la reconnais.

Une phrase revient plus que toutes les autres chez les praticiens que nous interrogeons : « Je gagne bien ma vie, mais je n’ai pas de plan. » Elle dit tout. Un bon revenu masque l’absence de plan, parce qu’il donne le sentiment que le revenu est le plan. Il ne l’est pas. Le revenu remplit le compte ; il ne décide de rien.

On nous a formés à soigner, pas à gérer. Gérer est pourtant une discipline à part entière, avec ses concepts que personne ne nous enseigne pendant les études : les intérêts composés, les classes d’actifs et leurs règles d’allocation, la gestion du risque, le choix des véhicules d’investissement, l’usage de la personne morale, les stratégies fiscales et l’art de les combiner pour capitaliser. Ce n’est pas une lacune honteuse, c’est un temps que le métier ne laisse pas. Plan de Vol existe pour faire ce que votre métier ne vous laisse pas le temps de faire : montrer à ceux qui soignent les chemins que leur argent peut prendre. Notre rôle est de les exposer, le vôtre est de choisir en conscience la stratégie adaptée à votre situation.

Pourquoi l’examen est offert

L’Audit de frais est offert parce que c’est ma façon de commencer : rendre un service d’abord, chiffres à l’appui. Je ne peux pas vous vendre le contrat que je viens d’examiner : je n’en vends aucun. Et le chiffre parle dans les deux sens. Il peut révéler des frais que vous ne soupçonniez pas ; il peut aussi confirmer que votre contrat est correct, et c’est un résultat qui vaut d’être connu. Dans les deux cas, l’audit vous reste acquis. Nous vivons de l’accompagnement de ceux qui choisissent de continuer, de personne d’autre.

Questions fréquentes

Si l’Audit de frais est offert, où est la contrepartie ?

La contrepartie est assumée et simple : j’espère que l’audit vous donnera envie de continuer avec Plan de Vol. Rien de plus. J’offre l’audit parce que c’est ma manière de commencer une relation : par un service rendu, pas par une vente. Le chiffrage que vous obtenez vous reste acquis, que vous poursuiviez ou non. Nous ne vendons aucun produit et ne touchons aucune commission ; nous vivons de l’accompagnement de ceux qui décident de continuer. Poursuivre est une option, jamais une condition.

Un ancien chirurgien est-il bien placé pour analyser des frais financiers ?

La légitimité ne vient pas du diplôme d’origine, elle vient du travail fourni et de la méthode. Il y a cinq ans, j’ai bifurqué. Depuis, j’ai pris le temps d’apprendre : comprendre les marchés, décortiquer les mécanismes monétaires et financiers, tout ce qui permet de se construire un capital. J’ai bâti ma propre organisation financière en investissant mon capital, pas celui d’un client. Ce que j’apporte en plus, c’est de connaître de l’intérieur le métier et le quotidien de ceux à qui je m’adresse. Un audit se juge sur pièce : ses chiffres, ses sources et ses hypothèses sont posés sur la table, et vous pouvez les vérifier. Mon parcours complet est sur la page du fondateur.

Le premier geste

En chirurgie, le premier geste n’est jamais le plus spectaculaire : c’est l’examen clinique. Il décide de tout ce qui suit. Pour votre capital, c’est pareil. Avant d’arbitrer, de transférer, de verser davantage, il faut savoir ce que vos contrats coûtent réellement. Ce chiffre, vous ne l’avez sans doute jamais eu en main.

Un examen clinique, pourtant, ne suffit pas à poser une indication. On demande des examens complémentaires, radiographies, scanner, et il faut des connaissances pour interpréter l’ensemble avant de décider. Votre capital obéit à la même logique : l’Audit de frais est l’examen d’entrée ; la structure d’exercice, la fiscalité, les placements pris dans l’ordre, tout le plan complet relève de ce travail d’interprétation. C’est le rôle de l’accompagnement, et la décision vous reste.

La méthode se juge sur pièce. Demandez votre Audit de frais : je regarde vos contrats, je chiffre, je vous explique, et vous décidez. Commencez par le premier geste. Il vous revient.

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